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Le Québec et l'alcoolisme: déclin de la mortalité associée à l'alcoolisme |
Dossiers du vin au Québec |
Malgré l'augmentation de la consommation d'alcool au Québec, l'Institut de santé publique du Québec note un déclin de la mortalité associée à l'alcoolisme. Comme quoi l'essor de la gastronomie viticole ne rime pas nécessairement avec alcoolisme! Les campagnes de prévention et la lutte contre l'alcool au volant portent leurs fruits, mais il faut maintenir la vigilance... |
Vous trouverez sur cette page des informations complémentaires au livre. |
SOMMAIRE |
Le vin d'Alsace à la SAQ - informations supplémentaires |
Le chapitre 4 du livre présente une analyse de la sélection des vins d'Alsace à la SAQ. Pour compléter cette analyse, voici quelques informations complémentaires, datées au 18 mai 2008, au moment où ces données ont été compilées. |
Le Tableau 2 énumère toutes les références alsaciennes offertes à la SAQ pour ces millésimes 2006 et 2007. On retrouve un choix intéressant de Rieslings, de Gewurztraminers et de Pinots Gris. Remarquons d'abord l'absence de 2 cépages : le Pinot Noir et le Sylvaner. Ensuite, notons que trois des cinq Rieslings disponibles correspondent aux grands "blockbusters" du vin d'Alsace, que l'on retrouvera partout ailleurs : Hugel, Beyer et Dopff&Irion. Ce sont de bons vins, mais un rien convenu. Malgré tout, cette sélection de 14 références en vin d'Alsace 2006-2007 est plus qu'honorable… pour chaîne de magasins unique ! Mais pour l'ensemble du Québec, c'est vraiment peu, sachant qu'il existe plus de 5000 producteurs en Alsace ! En Belgique, les millésimes en stock les plus nombreux sont ceux de 2006 et 2005, avec déjà six références en 2007. Le processus de sélection et de réapprovisionnement de la SAQ est réputé long et complexe, expliquant peut-être le peu de millésimes 2007 disponibles au Québec, en date de mai 2008. |
Le tableau 6 ci-dessous indique les Gewurztraminers Vendanges Tardives offerts dans les supermarchés Delhaize et Colryut en Belgique. On voit que l'on est loin des 131$ CAN qu'il faut débourser pour l'unique Gewurzt Vendanges Tardives offert à la SAQ… |
Quant aux Rieslings (Tableau 7), la diversité est moindre dans les deux supermarchés belges qu'à la SAQ, tant en nombre de producteurs que de références. Et aucun d'eux ne propose de Riesling Vendanges Tardives… Avantage SAQ donc. Mais par contre, une bouteille de Riesling coûte entre 2.61 et 4,05 Big Mac en Belgique pour des millésimes entre 2004 et 2006, contre un sacrifice allant de 4,20 à 7,82 Big Mac aux prix de la SAQ! |
Canada : Les méthodes SAQ jouent contre la qualité et la diversité des vins. (15/2/2006) Témoignage de Jean de Monteil, vigneron français Source: WineAlley.com Je reviens juste du Québec où j'étais avec quelques confrères français de toutes régions viticoles pour proposer nos produits. Bien évidemment, le scandale de la SAQ a alimenté bon nombre de conversations, cela peut se comprendre. Les Québécois eux même sont complètements outrés et espèrent un grand changement (pas seulement ce que vous dites à la fin de votre article). Il faut savoir qu'ils trouvent les vins très chers, ce que je peux confirmer. De plus, la qualité n'est pas au RV. Aussi bien pour des vins français qu'étrangers. Pourtant, il y a une sélection assez draconienne. Ayant visité un magasin de la SAQ, j'ai pu voir la pauvreté des rayons en "spécialités" qui représentent les vins des viticulteurs comme moi. Par contre, beaucoup de vins de marque ou de négoce entre 7.50 euros et 12 euros au niveau des Bordeaux. Beaucoup de vins étrangers aussi (Chili, Argentine, Australie, Espagne). Etant logés dans un complexe hotelier d'un certain niveau, nous avons goûtés à chaque fois des vins différents pour un prix moyen de 25/30 euros. Nous avons été surpris du manque de qualité des différents vins, qu'ils soient français ou étrangers. Exemple, un Bordeaux de marque (connue), petit, sans saveur, à 30 euros. Un espagnol aigrelet à 22.5 euros, un Mendoza d'Argentine sans fraicheur et lourd pour 28.5 euros, idem pour un merlot du pays d'Oc, etc. Bref, pour les professionnels que nous sommes, quelle déception de voir ce que peut sélectionner un organisme d'état peut-être plus prompt à faire de l'argent qu'autre chose. Nous espérons que cela va changer bientôt. Car, il ne faut pas s'y tromper, les Québécois aiment les bons vins et nous avons pu le voir lors de la présentation de nos produits. Pour plus d'infos, voici l'analyse d'un journaliste: "Un monopole qui, lentement mais sûrement, se discrédite de plus en plus auprès des consommateurs québécois. Et rien n'indique que les choses iront en s'améliorant, bien au contraire. On s'attend généralement à ce que de 500 à 600 produits dits "réguliers" disparaissent carrément des tablettes. Des vins de petits producteurs, généralement (mais pas uniquement), qui se vendent bien pourtant, mais pas assez selon les nouveaux standards établis par la SAQ. Ces vins seront vraisemblablement remplacés par des vins de marque. Des vins interchangeables, pour la plupart, mais dont les producteurs auront assez de sous pour en faire la promotion et payer la SAQ pour louer des espaces de choix dans ses magasins." Ce petit extrait n'est pas très encourageant car un viticulteur n'a pas les moyens de rentrer dans ce jeu. Serait-ce la fin pour nous? J'ose ne pas y croire au vu de l'accueil chaleureux que nous ont réservé les québécois et de leur ras le bol de l'attitude de la SAQ. |
Une critique du sommelier François Chartier 31 janvier 2006, Marc André Gagnon Source: vinquebec.com Le sommelier et chroniqueur de vin François Chartier critique le système de la SAQ à l'émission "Le Point" de Radio-Canada. Pour écouter l'entrevue avec François Chartier: cliquez ici. |