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Les 10 bières belges essentielles, mais non vendues à la SAQ 19 août 2009 Frédéric Laurin La Belgique possède une richesse brassicole inouïe, avec plus de 800 bières différentes (1000 précise même une Belge en stage au Québec). Outre cette diversité inégalée dans le monde, le plat pays se distingue par des bières très harmonieuses, longues en bouche, amenant au palais toute une gamme de tonalités différentes. C'est en Belgique qu'on apprend qu'une bière peut se boire en apéritif, au repas ou en digestif, selon le type de bière et de repas. On choisira pour l'apéritif une vieille gueuze dont le goût acidulé réveillera les papilles gustatives avant le repas. Pour le plat principal, on accompagnera un ragoût ou un poulet rôti avec une bière brune légèrement caramélisée. Et on clôt le tout avec une bière trappiste dont on prendra soin d'apprécier toutes les nuances. Dans le cas des bières belges distribuées dans le réseau SAQ, l'absence de diversité est encore plus évidente. On y retrouve qu'une courte sélection de 13 bières belges (voir ci-dessous). La plupart de ses bières méritent un déplacement à votre succursale SAQ, notamment la Orval (bière trappiste au goût d'épices), la Duvel, la Blanche de Bruxelles et la Karmeliet. Mais c'est encore bien peu pour apprécier dans toute sa diversité les extraordinaires bières belges. Voici donc une liste indicative de 10 bières belges essentielles non vendues à la SAQ : 1. Gueuze Cantillon : la gueuze est considérée comme le champagne de la bière. 2. Gueuze Trois Fontaines : une autre excellente gueuze. 3. Kriek Boon : bière élaborée avec des griottes (cerises) de Bruxelles. Attention : pour obtenir une vraie Kriek, le fruit doit fermenter avec la bière, ce qui est le cas de la Boon. Pas d'addition de sirop de cerise SVP!!! 4. Blanche de Namur : une vraie blanche, avec un côté légèrement épicé. 5. Trappiste Rochefort : en Belgique, il y a 6 bières possédant l'appellation " trappiste ", c'est-à-dire des bières d'Abbaye élaborées par des moines suivant des recettes ancestrales. 6. Trappiste Westmalle : une autre très grande dame des bières trappistes. On peut en trouver à la LCBO en Ontario. 7. St-Feuillien blonde : délicieuse bière d'Abbaye, très aromatisée. 8. Brugge Triple : bière dorée à 8,2 % d'alcool, très harmonieuse. 9. Kwak : bière ambrée au goût caramélisé. Cette bière est habituellement servie en Belgique dans des verres assez particuliers. 10. La queue de charrue : bière brune aigre-douce, à la flamande. Vous avez une autre liste à proposer? Écrivez-moi! ou.sont.les.vins@fredericlaurin.com Où sont les bières? Comment avoir accès à toute cette diversité brassicole belge? Hors SAQ, point de salut? Pas tout à fait. Il existe des agences spécialisées qui font de l'importation de bières belges au Québec. Mais c'est compliqué et coûteux. Attendez-vous à payer environ 100$ pour une caisse de 24 bières, plus 7 $ en frais d'administration par caisse. Ceci revient à 4,45 $ par bière. C'est pas si cher, vous me direz. Mais attention : il faut commander par caisse entière. Vous vous retrouverez à payer 100 $ pour 24 bières identiques. Moi qui aime la diversité, je préfère dépenser 100 $ pour 24 bières différentes!!! Donc, pour pouvoir avoir trois bières belges différentes, il faut plutôt débourser 300 $!! Ensuite, ces agences regroupent les commandes de plusieurs clients à des dates précises. Il vous faut donc attendre que l'agence ait suffisamment de clients pour que la commande soit envoyée. Enfin, à partir du jour de la commande, il faut compter 6 à 7 mois pour recevoir votre bière, merci aux tracasseries administratives de la SAQ. On se penserait dans un régime soviétique! Quelle est exactement la raison d'État qui nous empêche de commander des bières belges sans tracas au Québec en 2009? Terrorisme? Protection alimentaire? Dumping économique? Ah, oui. Le monopole est ou n'est pas. Sélection des bières belges à la SAQ (au 8 septembre 2009) - Blanche de Bruxelles - Chimay Trappistes - Delirium Tremens - Duchesse de Bourgogne - Duvel - Floreffe Double et Floreffe Triple - Karmeliet Tripel - La Chouffe - Maredsous et Maredsous Triple - Moinette Blonde - Orval - Vieille Provision Saison Dupont - Mort Subite Framboise et Mort Subite Kriek |
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Prix à la SAQ: l'analyse de Stellenbosch 28 septembre 2009 par Stellenbosch Quelle bonne surprise de trouver quelqu'un qui s'intéresse à la distribution et la sélection des vins au Québec. Depuis que j'ai commencé à m'intéresser au vin, j'ai remarqué plusieurs absurdités à la Société des Alcools du Québec (SAQ) qui m'ont incité à enquêter et par le fait même à comprendre leur processus. Premièrement, j'ai essayé de comprendre leur politique de prix, car je trouve que nous payons trop cher pour certains vins. Deuxièmement, je me suis penché sur le choix des produits vendus à la SAQ. Je trouve que cette dernière néglige certains bons vins qui sont vendus internationalement et suivis par des experts internationaux pour des inconnus dont la qualité laisse à désirer dans certains cas. Troisièmement, je me suis renseigné sur la politique d'importation, car je me suis dit qu'on est toujours mieux servi par soi-même. Malheureusement, nous faisons face à une bureaucratie qui essaie à vous décourager à importer votre propre vin. Pour conclure, je vais vous rencontrer quelques anecdotes sur mes aventures à la SAQ. Premièrement, je me suis interrogé sur le prix des vins. En tant que consommateur averti, j'ai réalisé que l'impact de l'appréciation du dollar canadien de ces dernières années par rapport aux autres devises internationales, principalement contre le dollar américain, n'est pas reflété dans les prix de vente. Il s'agit de feuilleté quelques revues américaines spécialisées en vin tel que WineSpectator pour réaliser que la SAQ nous charge significativement trop cher pour les vins en dessous de 20$. Plus précisément, pour les vins libellés en $US, le prix de vente en $CA peut facilement doubler. Est-ce normal qu'un bon vin coté à 10 $US soit disponible à la SAQ pour 15 $CA ? Certains me diront que l'écart de prix s'explique par un bassin de consommation moins élevé au Québec par rapport aux autres États américains. Je rétorque que si le vendeur américain dégage un profit raisonnable en fixant son prix à 10 $ ça veut dire qu'on se fait doublement baisé par la SAQ quand on paie 15 $ CA. Un exemple encore plus flagrant. Je connais des gens qui se sont procuré le vin Rosemount Estate format magnum (1500 ml) au Costco en Caroline du sud pour la modique somme de 6 $US. À la SAQ, le format 750 ml se vend entre 15 $CA et 16 $CA. Humm... Même si tu l'achètes à la SAQ dépôt, où on offre un rabais selon le nombre de bouteilles achetées, le prix est trop élevé. On reçoit un GROS 15 % de rabais lorsqu'on achète une caisse de 12 bouteilles. Wow, on sauve les taxes ! Aux États-Unis, plusieurs sites de distribution avec un service de vente sur l'Internet (ex. : Zachys) offrent des rabais (jusqu'à 35 %) beaucoup plus alléchants pour des vins de gamme supérieure. Il faut mentionner que la SAQ dépôt porte bien son nom, c'est un dépôt de vins bas et moyen de gamme dont la réputation est plutôt douteuse. On n'a plus de chance de tomber sur une piquette qui érafle le gosier plutôt qu'un élixir bon au goût ! J'imagine que c'est le laboratoire d'essais de la SAQ. Par contre, sur les alcools forts tels que la vodka et le rhum, ça vaut la peine si on achète une caisse de 12 de bouteilles. Je dois préciser qu'on peut mixer les produits, ce qui est intéressant, car on ne désire pas vraiment acheter 12 bouteilles de whisky Macallan à moins que vous soyez un grand consommateur…Néanmoins, l'idée derrière l'existence de la SAQ dépôt est excellente. L'écart de prix entre le Canada et les États-Unis que nous retrouvons pour les vins en dessous de 20 $, disparaît à mesure que nous grimpons dans l'échelle de prix. Ainsi, ceux qui profitent réellement de la présence de la SAQ sont les connaisseurs bien nantis, car le prix payé en $CA est généralement similaire à celui libellé en $US. Dans certains cas, il se peut qu'on paie moins cher au prix de lancement (price release) par WineSpectator. À titre d'exemple, le Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape 2006 se détaille à 120 $US par WineSpectator alors que la SAQ le vend à 88,50 $CA (code 00520189). Il faut être conscient que c'est un cadeau qui n'est pas offert fréquemment. M. Laurin et lecteurs du blogue, j'espère que vous apprécierez mon premier volet de ma critique sur la SAQ. Au cours des prochaines semaines, je m'aventurerai à vous informer sur mon expérience plutôt frustrante et amusante à la SAQ. Vous avez un texte à proposer? Ecrivez-moi! ou.sont.les.vins@fredericlaurin.com |
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La diversité en vin vient de faire un bond au Québec! 16 novembre 2009 Le Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins (Raspipav) offre un moteur de recherche répertoriant les vins disponibles en importation privée au Québec. Excellente nouvelle pour les amateurs à la recherche de vins originaux non vendus à la SAQ : le Regroupement des Agences Spécialisées dans la Promotion des Importations Privées des Alcools et des Vins (Raspipav) offre un moteur de recherche permettant de répertorier les vins disponibles en importation privée au Québec. On peut rechercher les vins par catégorie, nom de domaine et provenance. Une recherche par mot clé est aussi possible. Superbe initiative. Si les contraintes de l'importation privée restent les mêmes, le moteur de recherche dresse enfin un portrait unifié de la diversité en vins et autres alcools offerts par ce système parallèle à la SAQ. Il sera d'autant plus facile de trouver cette petite bouteille que la SAQ ne vend pas, mais pourtant bien disponible au Québec. Avec le développement rapide de l'importation privée au Québec, et avec l'introduction de ce nouveau moteur de recherche, on espère seulement que la SAQ sera convaincue de l'importance de laisser encore plus de marge de manœuvre à d'autres types de distribution des vins au Québec. http://www.raspipav.com/ |